
White Rose Bar sign from the fourth-floor window of 821 Sixth Avenue (c. 1957–1964). Photograph © W Eugene Smith Archive at the Centre for Creative Photography, University of Arizona/Heirs of W Eugene Smith




This must be one of the reasons I am a photographer. I go out into the world, to breathe its notoriety and humor, to be able to see clearer, to look for understanding and purpose, to open up, and reach exuberantly and unforgivingly for the light.
But as the sun sets, and darkness begins to overwhelm the struggle, my life becomes unsettled.
This is in my pictures. It is my desperate attempt to stamp the world with good humor and grace. It is my attempt to fight fiercely, with “ruthless determination” against banality. To feel the world, to find its purpose, to understand its laws, to expose its beauty and grace, for me, lies within the hours of the day. As I work within the conflicts of the rebellious and uncontrollable light of day, I wait for the repercussions of the night, like a naughty child who waits for his father to return home in the evening."
Son portfolio ici












© Wim Wenders
« Je n’étais pas préparé à ce que j’ai vu, personne n’avait écrit sur une pareille réalité, je n’avais vu aucune pièce, aucun film [...] je savais que des gens mouraient, mais ce n’était pour moi, que des statistiques.
Ce n’était pas l’humanité, on me disait qu’ils étaient des êtres humains, mais ils ne ressemblaient pas à des être humains, ce n’était pas le monde, je n’appartenais pas à cela. C’était une sorte d’enfer, les rues étaient sales, crasseuses, et pleines de gens squelettiques, la puanteur vous suffoquait, il régnait de la tension, de la folie dans ce lieu. Des mères allaitaient leurs bébés dans la rue, alors qu’elles n’avaient pas de seins. Les dépouilles étaient déposées, nues, à même le sol, car les familles n’avaient pas les moyens pour leur payer une sépulture, chaque haillon comptait dans ce lieu, tout s’échangeait, tout se vendait pour survivre, et de ce fait, les dépouilles étaient laissées sur le trottoir, en attendant d’être ramassées par un service spécial. Et, marchant à côté du responsable du Bund, qui avait changé d’allure dans sa façon de se mouvoir, le dos courbé, pour se fondre dans la masse et ne pas se faire remarquer, il m’arrivait de lui demander ce qu’il arrivait à tel ou tel Juif, debout, immobile, les yeux hagards, il me répondait toujours, ils se meurent, souvenez-vous, ils se meurent, dites-leur là bas [...] » (Récit de Jan Karski de sa visite du ghetto de Varsovie, dans un entretien avec Claude Lanzmann)




