samedi 21 novembre 2009

Robert Frank


Robert Frank, Ascenseur, Miami Beach, 1955

George LeChat


Eureka, Humboldt County, copyright 2001-2009 George LeChat Ink

L'étranger


Henri Cartier-Bresson, Albert Camus, 1937

Luigi Ghirri



Versailles, 1985 (via James Danziger)

I am a Man


29 mars 1968, Memphis, Tennessee : manifestation d'activistes du mouvement des droits civiques entourés de gardes armés et de tanks. Photo © Bettman/Corbis.
Ecouter le trio du saxophoniste JD Allen jouer I am I am au Village Vanguard l'été dernier (via npr)
ici.

mardi 17 novembre 2009

dimanche 15 novembre 2009

Roy DeCarava, 1910-2009

John Coltrane et Ben Webster, 1960.

“Peter Galassi, the chief curator of photography at the Museum of Modern Art, who organized a retrospective of Mr. DeCarava’s work there in 1996, said of him on Wednesday: “He was looking at everyday life in Harlem from the inside, not as a sociological or political vehicle. No photographer black or white before him had really shown ordinary domestic life so perceptively and tenderly, so persuasively.”
Lire l'article complet de Randy Kennedy sur la mort de DeCarava sur Arts Beat.

Voir aussi l'article de David D. Dunlap sur Lens, le blog photo du New York Times

mercredi 4 novembre 2009

Hologramme brisé


« Je me trouve aujourd’hui dans ce grand âge que je ne pensais pas atteindre, et qui constitue une des plus curieuses surprises de mon existence, j’ai le sentiment d’être comme un hologramme brisé. Cet hologramme ne possède plus son unité entière et cependant, comme dans tout hologramme, chaque partie restante conserve une image et une représentation complète du tout. »
Claude Lévi-Strauss, au Collège de France, à l’occasion de son quatre-vingt dixième anniversaire.
Photo © Irving Penn

mercredi 21 octobre 2009

mercredi 7 octobre 2009

Scott James Prebble

Close Encounters

'S.J. Perelman, New York' 1962   © Irving Penn/Conde Nast Publications
Organized by a guest curator, Peter Barberie, “Close Encounters” encompasses work from the 1940s, when Mr. Penn first started to work for Vogue, through portraits published in The New Yorker in 2006.
Irving Penn est mort.

Anne Franck

dimanche 6 septembre 2009

Sally Mann


"Proud Flesh". une exposition de Sally Mann à Gagosian Gallery
15 septembre - 31 octobre 2009
980 Madison Avenue
New York, NY 10075

Benjamin Norman


New York. Voir d'autres photos de New York et Cuba ici

mardi 14 juillet 2009

Gabrielle Duplantier


Romane.
D'autres photos ici

Amina Claudine Myers


Une version plus ancienne et très différente de 'Dirty No-Gooder's Blues' est dans 'Amina Claudine Myers Salutes Bessie Smith', Leo Records, 1996, CD LR103, enregistré à New York en juin 1980. Lire ici

The Tarnished Beauties of Blackwell, Oklahoma


Lola Squires était étudiante à Blackwell High en 1916. L'histoire de cette photo sur Coilhouse

jeudi 9 juillet 2009

Joel Meyerowitz


Joel Meyerowitz : "This was the corner of 59th Street and Madison Avenue in New York, one day in 1974 or 1975"

mardi 9 juin 2009

David Charles



¿Por qué desconfían los amazónicos del Gobierno?

Un documental extraordinario sobre la reciente explotación petrolera en el río Corrientes, territorio Achuar del norte de la Amazonía Peruana donde trabaja Pluspetrol y antes estuvo la OXY. Realizado por Isabel Sande Frandsen:

samedi 25 avril 2009

Braqueur de mots














Révélé en 1996 par Suerte, roman écrit dans les prisons espagnoles, Claude Lucas publie sa correspondance avec celle qui est devenue sa femme, Hélène.
D’emblée, Claude Lucas livre, dans l’avant-propos, le sentiment qui l’étreint à l’heure de publier ce livre, recueil des lettres qu’il adressa à celle qui n’était pas encore sa femme, Hélène, entre 1989 et 1994 depuis les prisons d’Espagne où il était incarcéré : de la gêne. Confession annonçant à son insu ce qui sourd de chacune des lignes à suivre : l’humilité, l’attention et la pudeur.
Humilité déjà il y avait dans Suerte, l’exclusion volontaire, paru dans la prestigieuse collection « Terre humaine » de Jean Malaurie en 1996, et préfacé par Emmanuel Levinas, auquel la correspondance publiée aujourd’hui offre un éclairage, la genèse du livre s’y déployant lettre après lettre. Dans ce roman largement autobiographique il racontait la jeunesse malouine de son double Christian Lhorme, le suicide de ses parents lorsqu’il avait 18 mois, son éducation chez les Pères, puis les débuts de la délinquance et la prison. Son livre n’avait rien du récit sociologique, et il ne s’y faisait porte-drapeau d’aucune chapelle sinon de la sienne. « Je suis mon propre piège », commente-t-il dans Amor mío. La société n’endosse pas ses fautes. « Ce monde est sans pitié, par bêtise, ignorance, préjugé, cuistrerie et manque d’imagination, voilà mon verdict. Mais plutôt que de m’en indigner et de dénoncer des responsabilités particulières, j’ai préféré subsumer les causes du scandale dans la catégorie métaphysique de l’absurde ».
Philosophe de formation (mais cela n’est certainement pas réductible à ceci), Claude Lucas y interrogeait le sens de la vie et l’aspiration de l’homme à la liberté contre la fatalité, moins Genet que Lacenaire, plus Camus et Boudard mêlés que de Knobelspiess. Un roman, donc, quand d’autres auraient trouvé dans d’aussi lourds bagages matière à épanchement dans des mémoires. Humilité mais finesse, surtout, dans ce choix du genre et son supplément de liberté qui lui épargnent le prêche et l’apitoiement. C’est qu’il sait sublimer, Claude Lucas ! Une disposition naturelle autant qu’un projet, qu’il est très déterminé à mener à bien. « Un roman est un travail artistique, c’est-à-dire qu’il s’agit toujours d’une reprise technique de la réalité en vue de produire un effet esthétique. La réalité, la vérité s’en trouvent donc toujours altérées, mais l’effet esthétique recherché par ce moyen de l’art compense cela, si l’artiste (l’écrivain, le peintre, le cinéaste) maîtrise sa technique » (lettre du 1er juillet 1991).
Amor mío est né de cet enfermement proche de la clôture, de son ascèse forcée et du recul introspectif. « Être membre d’un gang me divertissait surtout de braquer solitairement le regard sur moi », écrivait-il dans Suerte. La prison lui offre paradoxalement un espace, étroit mais réel. Et l’écriture (il avait publié en 1992 un premier roman, et publiera en 1998 Chemin des fleurs, deux nouvelles où il interrogeait le rôle de l’écriture et la route vers un possible lecteur) est une résistance en soi, contre le naufrage et l’exclusion à laquelle il se voua volontairement.
Il sera beaucoup question de murs dans ce nouveau livre, métaphoriques ou réels. Pour les franchir Claude Lucas ouvre ses propres voies. « Je m’engage toutes portes closes, je me mets au pied du mur. Pour moi, il n’y a pas de portes de sortie, il n’y a que des portes d’entrée. »
Hélène et Claude se sont rencontrés par correspondance en 1989 (sur ce point, peu de détails, puisque les lettres sont livrées telles qu’écrites à l’époque, sans ajouts biographiques, factuels ou conjoncturels, avec le mérite du naturel puisque, en Espagne, les correspondances ne sont ni relues ni censurées). Dans leur échange figurent donc autant le quotidien de la prison que les émotions qui le gagnent. L’attente d’une lettre de son aimée devient le graal d’une journée ou d’une semaine. L’espoir de la voir un jour prochain est un rempart contre la tentation de la cavale.
Mais ce qui frappe avant tout, hors la sincérité et l’élégance, c’est l’inclination extraordinairement positive de son auteur. Même lorsqu’il cède à la torpeur ou à la lassitude, il trouve la force de rassurer Hélène, maniant l’humour, conjurant les doutes et « la distance géographique qui confine parfois à de l’irréalité », dissipant les malentendus qui se dessinent parfois, nourrissant des rêves simples de maisonnée paisible en Bretagne, remettant humblement entre ses mains sa joie quotidienne.
« C’est toi ma liberté, Hélène. Tu vas, tu viens, me quittes, me reviens, tu fais ce que tu veux, tu peux même m’abandonner si tu en as marre, tu es libre, libre, et je suis heureux que la liberté ait ton visage, ton corps adorable, ta douceur, bref, qu’elle soit un peu amoureuse de moi – la liberté ! » Les « je t’aime » égrenés au fil de ces lettres sont innombrables sans que leur valeur en soit affadie. Claude Lucas, dessinant les contours d’un « amour in vitro », fait voler les vitres de tous les parloirs.
Qu’est-ce que la littérature sinon l’accession du plus trivial à l’universel ? Avec ce livre intime par essence, Claude Lucas confirme sa vraie vocation : braqueur de mots. Les siens forcent les verrous, et ce que d’aucuns renverraient à la mièvrerie du sentiment amoureux se fait poésie. « Ce petit tas de secrets (…), c’est notre lest, notre plomb : la part immergée de notre identité », avançait-il en introduction. Et la densité est en effet partout dans ce livre, derrière et au bout de la plume, d’où se dévoile un vrai personnage. Claude Lucas, qui coule aujourd’hui des jours paisibles sur l’île d’Ouessant auprès d’Hélène, a assurément trouvé le Chemin des fleurs.
Sabine Audrerie (La Croix)

jeudi 23 avril 2009

Muybridge

Alice Liddell






















Child on whom Lewis Carroll based his book “Alice in Wonderland.” Daughter of Henry Lydell and Lorina Hanna, she met Lewis Carroll in a rowboat travelling in 1862 on the River Thames and become his friend and the inspiratio for his famous book.

mardi 21 avril 2009

Ismo Hölttö


Ismo Hölttö est considéré comme le plus grand photographe finlandais. Son site

mardi 7 avril 2009

Ectoplasmes d'Iquitos




















A Iquitos, métropole de l'Amazonie péruvienne, le jiron Prospero, la rue principale, tire son nom d'une époque bénie où les barons du caoutchouc y édifiaient des bâtiments somptueux, souvent prétentieux, recouverts de céramiques que l'on faisait spécialement venir du Portugal. Sous les ruines pouilleuses de ces édifices aujourd'hui en quasi abandon pullulent des centaines de boutiques achalandées où l'on peut trouver pêle-mêle, dans un inventaire à la Prévert, toutes sortes de marchandises, convoitise des citadins, des Indiens et autres riverains de l'Amazone en goguette. Les vêtements y tiennent bonne place et sont présentés sur de curieux mannequins démodés, démembrés, rafistolés, maladroitement maquillés, archétypes ectoplasmiques d'un impossible idéal occidental. Voir d'autres photos ici

Life on the Block


Life on the Block, New York par Adriana Lopez Sanfeliu, son site