mardi 21 juillet 2009
mardi 14 juillet 2009
Amina Claudine Myers
Une version plus ancienne et très différente de 'Dirty No-Gooder's Blues' est dans 'Amina Claudine Myers Salutes Bessie Smith', Leo Records, 1996, CD LR103, enregistré à New York en juin 1980. Lire ici
jeudi 9 juillet 2009
Joel Meyerowitz

Joel Meyerowitz : "This was the corner of 59th Street and Madison Avenue in New York, one day in 1974 or 1975"
vendredi 3 juillet 2009
mercredi 1 juillet 2009
samedi 27 juin 2009
vendredi 19 juin 2009
mardi 9 juin 2009
¿Por qué desconfían los amazónicos del Gobierno?
mardi 26 mai 2009
jeudi 30 avril 2009
samedi 25 avril 2009
Braqueur de mots

Révélé en 1996 par Suerte, roman écrit dans les prisons espagnoles, Claude Lucas publie sa correspondance avec celle qui est devenue sa femme, Hélène.
D’emblée, Claude Lucas livre, dans l’avant-propos, le sentiment qui l’étreint à l’heure de publier ce livre, recueil des lettres qu’il adressa à celle qui n’était pas encore sa femme, Hélène, entre 1989 et 1994 depuis les prisons d’Espagne où il était incarcéré : de la gêne. Confession annonçant à son insu ce qui sourd de chacune des lignes à suivre : l’humilité, l’attention et la pudeur.
Humilité déjà il y avait dans Suerte, l’exclusion volontaire, paru dans la prestigieuse collection « Terre humaine » de Jean Malaurie en 1996, et préfacé par Emmanuel Levinas, auquel la correspondance publiée aujourd’hui offre un éclairage, la genèse du livre s’y déployant lettre après lettre. Dans ce roman largement autobiographique il racontait la jeunesse malouine de son double Christian Lhorme, le suicide de ses parents lorsqu’il avait 18 mois, son éducation chez les Pères, puis les débuts de la délinquance et la prison. Son livre n’avait rien du récit sociologique, et il ne s’y faisait porte-drapeau d’aucune chapelle sinon de la sienne. « Je suis mon propre piège », commente-t-il dans Amor mío. La société n’endosse pas ses fautes. « Ce monde est sans pitié, par bêtise, ignorance, préjugé, cuistrerie et manque d’imagination, voilà mon verdict. Mais plutôt que de m’en indigner et de dénoncer des responsabilités particulières, j’ai préféré subsumer les causes du scandale dans la catégorie métaphysique de l’absurde ».
Philosophe de formation (mais cela n’est certainement pas réductible à ceci), Claude Lucas y interrogeait le sens de la vie et l’aspiration de l’homme à la liberté contre la fatalité, moins Genet que Lacenaire, plus Camus et Boudard mêlés que de Knobelspiess. Un roman, donc, quand d’autres auraient trouvé dans d’aussi lourds bagages matière à épanchement dans des mémoires. Humilité mais finesse, surtout, dans ce choix du genre et son supplément de liberté qui lui épargnent le prêche et l’apitoiement. C’est qu’il sait sublimer, Claude Lucas ! Une disposition naturelle autant qu’un projet, qu’il est très déterminé à mener à bien. « Un roman est un travail artistique, c’est-à-dire qu’il s’agit toujours d’une reprise technique de la réalité en vue de produire un effet esthétique. La réalité, la vérité s’en trouvent donc toujours altérées, mais l’effet esthétique recherché par ce moyen de l’art compense cela, si l’artiste (l’écrivain, le peintre, le cinéaste) maîtrise sa technique » (lettre du 1er juillet 1991).
Amor mío est né de cet enfermement proche de la clôture, de son ascèse forcée et du recul introspectif. « Être membre d’un gang me divertissait surtout de braquer solitairement le regard sur moi », écrivait-il dans Suerte. La prison lui offre paradoxalement un espace, étroit mais réel. Et l’écriture (il avait publié en 1992 un premier roman, et publiera en 1998 Chemin des fleurs, deux nouvelles où il interrogeait le rôle de l’écriture et la route vers un possible lecteur) est une résistance en soi, contre le naufrage et l’exclusion à laquelle il se voua volontairement.
Il sera beaucoup question de murs dans ce nouveau livre, métaphoriques ou réels. Pour les franchir Claude Lucas ouvre ses propres voies. « Je m’engage toutes portes closes, je me mets au pied du mur. Pour moi, il n’y a pas de portes de sortie, il n’y a que des portes d’entrée. »
Hélène et Claude se sont rencontrés par correspondance en 1989 (sur ce point, peu de détails, puisque les lettres sont livrées telles qu’écrites à l’époque, sans ajouts biographiques, factuels ou conjoncturels, avec le mérite du naturel puisque, en Espagne, les correspondances ne sont ni relues ni censurées). Dans leur échange figurent donc autant le quotidien de la prison que les émotions qui le gagnent. L’attente d’une lettre de son aimée devient le graal d’une journée ou d’une semaine. L’espoir de la voir un jour prochain est un rempart contre la tentation de la cavale.
Mais ce qui frappe avant tout, hors la sincérité et l’élégance, c’est l’inclination extraordinairement positive de son auteur. Même lorsqu’il cède à la torpeur ou à la lassitude, il trouve la force de rassurer Hélène, maniant l’humour, conjurant les doutes et « la distance géographique qui confine parfois à de l’irréalité », dissipant les malentendus qui se dessinent parfois, nourrissant des rêves simples de maisonnée paisible en Bretagne, remettant humblement entre ses mains sa joie quotidienne.
« C’est toi ma liberté, Hélène. Tu vas, tu viens, me quittes, me reviens, tu fais ce que tu veux, tu peux même m’abandonner si tu en as marre, tu es libre, libre, et je suis heureux que la liberté ait ton visage, ton corps adorable, ta douceur, bref, qu’elle soit un peu amoureuse de moi – la liberté ! » Les « je t’aime » égrenés au fil de ces lettres sont innombrables sans que leur valeur en soit affadie. Claude Lucas, dessinant les contours d’un « amour in vitro », fait voler les vitres de tous les parloirs.
Qu’est-ce que la littérature sinon l’accession du plus trivial à l’universel ? Avec ce livre intime par essence, Claude Lucas confirme sa vraie vocation : braqueur de mots. Les siens forcent les verrous, et ce que d’aucuns renverraient à la mièvrerie du sentiment amoureux se fait poésie. « Ce petit tas de secrets (…), c’est notre lest, notre plomb : la part immergée de notre identité », avançait-il en introduction. Et la densité est en effet partout dans ce livre, derrière et au bout de la plume, d’où se dévoile un vrai personnage. Claude Lucas, qui coule aujourd’hui des jours paisibles sur l’île d’Ouessant auprès d’Hélène, a assurément trouvé le Chemin des fleurs.
jeudi 23 avril 2009
Alice Liddell
mardi 21 avril 2009
lundi 20 avril 2009
James Baldwin

Lire dans le New Yorker sur Another Country. James Baldwin's flight from America de Claudia Roth Pierpont.
mardi 7 avril 2009
Ectoplasmes d'Iquitos

A Iquitos, métropole de l'Amazonie péruvienne, le jiron Prospero, la rue principale, tire son nom d'une époque bénie où les barons du caoutchouc y édifiaient des bâtiments somptueux, souvent prétentieux, recouverts de céramiques que l'on faisait spécialement venir du Portugal. Sous les ruines pouilleuses de ces édifices aujourd'hui en quasi abandon pullulent des centaines de boutiques achalandées où l'on peut trouver pêle-mêle, dans un inventaire à la Prévert, toutes sortes de marchandises, convoitise des citadins, des Indiens et autres riverains de l'Amazone en goguette. Les vêtements y tiennent bonne place et sont présentés sur de curieux mannequins démodés, démembrés, rafistolés, maladroitement maquillés, archétypes ectoplasmiques d'un impossible idéal occidental. Voir d'autres photos ici
dimanche 22 février 2009
mardi 17 février 2009
lundi 16 février 2009
Robert Frank - The Americans

Funérailles. St-Helena, Caroline du Sud, 1955.
Rétrospective Robert Frank à l'occasion des 50 ans de la parution de The Americans à la National Gallery of Art, Washington 18 janvier-26 avril 2009; San Francisco Museum of Modern Art, 16 mai-23 août 2009; Metropolitan Museum of Art, 22 septembre-27 décembre 2009. Le livre The Americans publié en 1958 chez Grove Press vient d'être réédité par Steidl. Lire 'Americans' : The Book That Changed Photography et voir d'autres photos de Robert Frank sur npr
dimanche 15 février 2009
Man with a Movie Camera
When the dust settled from the October Revolution in 1917, there was a brief, shining period of uninhibited artistic experimentation in Russia. Before the authorities clamped down on such “decadent” behavior, Russian artists in the 1920s explored communist ideals with more sincerity, hope and optimism than probably at any other time in history in every medium, from architecture to graphic design. In the realm of film, this exploration manifested itself as Kino-Eye, or camera eye. Devotees of this filmmaking style believed that the camera should be used to record the truth of Soviet life without the aid of screenplays, actors, makeup or sets. “I am kino-eye, I am mechanical eye,” wrote Dziga Vertov in the Kino Eye Manifesto in 1923. “I, a machine, show you the world as only I can see it.” The crowning achievement of the movement was the 1929 film Man with a Movie Camera, made by Dziga Vertov (a name that translates to “Spinning Top”) and his brother, Boris Kaufman. The film presents the day in the life of a Soviet city from morning until night, with citizens “at work and at play, and interacting with the machinery of modern life.” This is Part 6 of Man with a Movie Camera, one of the most dynamic sequences in the film (the entire film is behind the cut). Best if watched with speakers on.
(Lire la suite sur Coilhouse)
samedi 14 février 2009
dimanche 8 février 2009
Yamamoto Masao

Ses prochaines expositions :
3 mars : PDX Contemporary Art, Portland
3 avril : Jackson Fine Art, Atlanta
14 avril : (exposition collective) Ugo Ferrant, Rome
19 avril : (exposition collective) Museo di Roma, Rome
21 avril : Micamera, Milan
25 avril : Semina Rerum, Zurich
7 mai : Fifty One Fine Photography, Anvers
9 mai : Photomonth, Cracovie
D'autres photos sur son site ici
Edward Weston

Tina Modotti, 1923
"To clearly express my feeling for life with photographic beauty, present objectively the texture, rhythm, form in nature, without subterfuge or evasion in technique or spirit, to record the quintessence of the object or element before my lens, rather than an interpretation, a superficial phase, or passing mood--this is my way in photography. It is not an easy way." Edward Weston
Ansel Adams

" Simply look with perceptive eyes at the world about you, and trust to your own reactions and convictions. Ask yourself : "Does this subject move me to feel, think and dream ? Can I visualize a print - my own personal statement of what I feel and want to convey - from the subject before me ?" Ansel Adams
lundi 2 février 2009
dimanche 1 février 2009
Edward Steichen

In High Fashion : The Condé Nast Years 1923-1937. Une exposition de 175 photos de mode de Edward Steichen au Musée de l'International Center of Photography, New York, du 16 janvier au 3 mai 2009. Informations ici
samedi 31 janvier 2009
vendredi 23 janvier 2009
Francesca Woodman
Francesca Woodman avait pris l’habitude de se photographier depuis l’âge de treize ans en se mettant en scène. Au cours de sa brève existence (elle se suicide à l'âge de 22 ans) elle a développé un univers personnel qui mélange fantastique, introspection et érotisme. Totalement inconnue à la fin des années 70, elle est considérée comme une artiste majeure de l’art américain de ces trente dernières années.D'autres photos de Francesca Woodman ici, ici et ici
mardi 23 décembre 2008
La Malibran

Ô Ninette ! où sont-ils, belle muse adorée,
Ces accents pleins d'amour, de charme et de terreur,
Qui voltigeaient le soir sur ta lèvre inspirée,
Comme un parfum léger sur l'aubépine en fleur ?
Où vibre maintenant cette voix éplorée,
Cette harpe vivante attachée à ton coeur ?
Alfred de Musset
Cecilia Bartoli chante "Una voce poco fa" (Le Barbier de Séville) ici
Cecilia Bartoli Music Foundation, le site
mardi 9 décembre 2008
mardi 18 novembre 2008
jeudi 13 novembre 2008
jeudi 10 juillet 2008
Remember me by Preston Gannaway

“This photograph was taken as part of a larger documentary project titled Remember Me. Carolynne passed away in February of 2007. I’ve spent almost two years following the family, both before Carolynne’s death and afterwards.”
“When this image was made, I had stopped by their house to spend a little time with them as Carolynne’s husband Rich was leaving for a business trip. I knew that Carolynne, whose strength was quickly diminishing, was worried about taking care of EJ. After shooting for a while, I hesitated leaving the house because I was concerned to leave them alone. The next day, Carolynne fell while carrying EJ down the stairs. It was a turning point for the family when they realized that Carolynne couldn’t care for the kids on her own. I think this photo illustrates that turning point. Watching Carolynne and EJ that day, I started to understand the strain that sickness was putting on their relationship.” Preston Gannaway, son site.
Football aborigène par Jesse Marlow
“I made this photo at a community called Papunya which is in the Central Australian desert. It’s from my book Centre Bounce: Football from Australia’s Heart which documents the game of Australian Rules Football as it’s played by Indigenous Australians living in the remote Northern Territory. I worked on this project on and off for 5 years and this was one of the last photos I shot for the series. Minutes before the game started this young boy appeared, and set off walking around the perimeter of the ground with a cup of lime marking out the boundary line. I followed him around the whole ground but it was as he returned to his starting point that the scene began to work as a photo. It’s one of my favorite images from the book because I feel it perfectly depicts the grass-roots style of football being played in the spectacular landscape of the Australian desert." Jesse Marlow, son site.
mercredi 9 juillet 2008
Iquitos, Pérou

Mads Nissen, photographe danois, a exposé un surprenant reportage en Amazonie au Festival Voies Off d'Arles du 3 au 7 juillet. Son site
lundi 7 juillet 2008
Metroplis redécouvert

Metropolis, le plus important film muet de l'histoire allemande a été "redécouvert". Lire l'histoire.

































